La bande à le Cam | Actualités
1018
page-template-default,page,page-id-1018,ajax_fade,page_not_loaded,,qode_grid_1300,qode-content-sidebar-responsive,qode-child-theme-ver-1.0.0,qode-theme-ver-11.1,qode-theme-bridge,wpb-js-composer js-comp-ver-4.11.2.1,vc_responsive
 

Actualités

Vers un Vendée Globe 2020... #VG2020

La Route du Rhum vue par Jean ..

Ouest-France

Modifié le 

Route du Rhum. Jean Le Cam : « Alex Thomson a toujours été extrême et il le confirme »

Jean Le Cam nous livre son expertise sur la course en Imoca dans la Route du Rhum.
Jean Le Cam nous livre son expertise sur la course en Imoca dans la Route du Rhum. | THOMAS BREGARDIS

Les quatre premiers jours de la Route du Rhum sont exigeants en Imoca. Jean Le Camp nous livre son regard d’expert sur la Route du Rhum en Imoca. Pour le « Roi Jean », le skipper anglais d’Hugo Boss s’est montré extrême dans ses choix de passer, seul, au Nord du DST d’Ouessant. Jean Le Cam est content de voir, en Imoca, une belle bataille entre Alex Thomson, Paul Meilhat, Vincent Riou et Yann Eliès.

« Pour Alex ThomsonPaul MeilhatVincent Riou et Yann Eliès, l’enjeu des prochaines heures de la Route du Rhum est de négocier une dorsale anticyclonique avant de toucher les alizés. Ils devraient réussir à passer au Sud de cette dorsale sans trop de souci. Ce sera plus compliqué pour les poursuivants car la porte va se refermer…

« Peu d’écart à la sortie de la dorsale »

Alex Thomson tire encore profit de son option Ouest et caracole en tête. Il a toujours été extrême et il le confirme sur cette Route du Rhum en étant le seul à passer au Nord du DST d’Ouessant, quitte à faire face à des conditions de vent et de mer encore plus désagréables et exigeantes. Il a affiché des vitesses incroyables et réussi à faire du Sud au bon moment. Il s’est bien repositionné car maintenant il faut absolument passer sous l’anticyclone. C’est logique que l’écart latéral se réduise avec ses concurrents. Alex, Paul, Vincent et Yann vont avoir de la pression et profiter aujourd’hui de vents portants. Ca va adonner tranquillement et ceux qui sont le plus au Sud pourraient avoir un petit avantage. Mais je pense qu’au final il y aura peu d’écart à la sortie de la dorsale. Selon moi, trois de ces quatre marins composeront le tiercé à l’arrivée.

Alex Thomson « a toujours été extrême » selon Jean Le Cam | Thomas Brégardis

« Quatre skippers au top, un super match »

Une fois la dorsale passée, une course de vitesse va s’engager entre ces skippers au top. Yann Eliès est très constant, il est toujours rapide, il connaît bien son bateau. Idem pour Vincent Riou, même s’il a un peu moins de vécu sur son PRB en version foiler. Il a en tout cas une capacité à aller vite… Et Alex Thomson, n’en parlons pas ! Paul Meilhat se débrouille bien avec son bateau à dérives droites. Dans les alizés ce sera logiquement plus dur et il devrait perdre du terrain face aux IMOCA à foils. Mais vu ce qu’il a accompli jusqu’à présent, on n’est peut-être pas au bout de nos surprises. Cela dépendra aussi de l’état dans lequel sont les autres bateaux, s’ils sont en pleine possession de leurs moyens ou pas. Peut-être que certains ont des problèmes et ne le disent pas… En tout cas il va y avoir un super match !En gagnant dans le Sud, les marins ont la vie plus belle. C’est une libération de naviguer dans des conditions plus maniables, avec des vents portants. On respire, on sèche, on se repose, on fait le tour du bateau, on répare ce qu’il y a à réparer. Sur ces machines, il y a toujours des petits soucis à régler. Après, il ne faut pas imaginer que les alizés sont des vents toujours constants, notamment en raison des grains. C’est plus cool mais ce n’est pas non plus un long fleuve tranquille.

« Fier de mon poulain Damien Seguin »

Pour le moment, Boris Herrmann est toujours 2e du classement car il est plus proche de la route directe, mais a priori ça ne devrait pas durer dans les prochaines 24 heures. A mon sens, repartir dans l’Ouest était une bonne option en début de course mais l’est moins maintenant. Boris est encore très Nord. Il va prendre du vent fort jusqu’au moment où il va buter dans la dorsale.Dans les prochaines 24 heures, cette dorsale va s’installer et barrer la route. Les quatre premiers vont s’échapper et ce sera plus dur pour le petit groupe de poursuivants composé de Stéphane Le Diraison, Alan Roura et Damien Seguin. Ces trois marins font une très jolie course. Je suis particulièrement satisfait de la position de Damien Seguin qui est un peu mon poulain. Sa performance est remarquable surtout qu’il navigue avec des voiles qui ont fait le dernier Vendée Globe. A priori, il n’a pas eu trop de soucis à bord et il s’en sort très bien pour sa première transat en IMOCA. Je suis fier de lui. »

Jean Le Cam

Le suspense reste entier dans la catégorie Imoca, avec quatre skippers chevronnés en tête. La victoire dans cette 11e édition de la Route du Rhum pourrait se jouer entre Alex Thomson, Paul Meilhat, Vincent Riou et Yann Eliès.

Qui va trouver la meilleure brise dans les alizés ? Quel skipper va aborder la dernière ligne droite vers la Guadeloupe dans la meilleure position ? Ce sont les enjeux des prochaines heures dans la catégorie Imoca. Quatre marins se tiennent en quelques milles : Alex Thomson, Paul Meilhat, Vincent Riou et Yann Eliès. Le suspense ne fait que commencer sur la route de Pointe-à-Pitre.

« Une course de vitesse va s’engager entre ces skippers au top, analyse Jean Le Cam, observateur avisé des Imoca engagés dans la Route du Rhum. Yann Eliès est très constant, il est toujours rapide, il connaît bien son bateau. Idem pour Vincent Riou, même s’il a un peu moins de vécu sur son PRB en version foiler. Il a en tout cas une capacité à aller vite… Et Alex Thomson, n’en parlons pas ! Paul Meilhat se débrouille bien avec son bateau à dérives droites. Dans les alizés, ce sera logiquement plus dur et il devrait perdre du terrain face aux Imoca à foils. Mais vu ce qu’il a accompli jusqu’à présent, on n’est peut-être pas au bout de nos surprises ».

Le Cam : « Il va y avoir un super match ! »


« Cela dépendra aussi de l’état dans lequel sont les autres bateaux, s’ils sont en pleine possession de leurs moyens ou pas. Peut-être que certains ont des problèmes et ne le disent pas… En tout cas il va y avoir un super match ! », a ajouté Jean Le Cam, premier de la classe Imoca de la Transat Jacques-Vabre en 2013, en double avec Vincent Riou.

Parmi les quatre skippers de tête, Yann Eliès apprécie d’avoir quitté le gros temps et de profiter de conditions plus clémentes. « Je me sens en forme pour attaquer les prochaines heures qui s’annoncent compliquées entre les calmes de l’anticyclone des Açores à ma droite et les dévents de Madère à ma gauche. Je vais envoyer les voiles de portant pour trouver mon chemin là-dedans afin d’atteindre les alizés », a prévenu le skipper de UCAR Saint-Michel.

En retrait et à l’ouest


Derrière ces quatre-là, d’autres marins, dont Stéphane Le Diraison, Alan Roura, Damien Seguin et Arnaud Boissières, n’ont pas abdiqué. La flotte suit également avec intérêt l’option très à l’ouest choisie par Boris Herman. « Maintenant, je n’ai plus d’autre choix que d’aller au bout de mon option, on verra ce que ça donnera. Par contre, je suis jaloux des autres qui ont des conditions de navigations plus confortables… », a soufflé le skipper de Malizia II-Principauté de Monaco.

© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/voile/route-du-rhum/route-du-rhum-mystere-et-suspense-chez-les-imoca-08-11-2018-12128249.php#JW6UXBtGzChvGMXk.99

GRAND PRIX GUYADER

5 au 7 mai 2018

Finistère Mer Vent se classe en 2è position.

grand-prix-guyader-du-soleil-un-peu-de-vent-et-des-courses-a_3933383_540x387p
grand-prix-guyader-du-soleil-un-peu-de-vent-et-des-courses-a_3933383_540x387p
Hubert—Convoyage-Port-La-Forêt-à-Douarnenez-4-mai-2018-@Jacotte-0048
20180507_131407
Sur les réseaux sociaux